Maryvonne Arnaud poursuit ce travail de représentation des migrations en Méditerranée, en élargissant ses approches.

L’exposition sera conçue comme un film en pièces détachées. Le visiteur sera invité à construire son propre film, à s’attacher à un personnage ou à un autre.

 

Des espaces distincts permettront de développer des systèmes de représentation qui seront pensées comme un réservoir dans lequel le spectateur pourra piocher les éléments qui lui permettront de construire son film.

 

Les boucles se synchroniseront et se désynchroniseront, dans une forme en abime qui correspond aux flots des migrants, aux vagues de la mer indifférente, aux flux des images qui nous touchent et disparaissent.

Une proposition de Maryvonne Arnaud réalisée avec les soutiens du ministère de la culture et de la région Auvergne-Rhône Alpes(dans le cadre de l’Appel à projet Mémoires du XXe siècle) de l’Espace Malraux – Maison de la culture de Chambéry, du Printemps du livre de Grenoble, du festival de l’Arpenteur.

Rencontres avec Maryvonne Arnaud le 30 mars 2017 à la bibliothèque de Grenoble (avec Guillaume Leblanc, Vélibor Colic, Antoine Choplin et Natacha Appanah), le 8 juillet 2017 au festival de l’Arpenteur (avec Fabienne Swiatly, Anne-Laure Amilhat Szari), le 22 octobre 2017 au festival le Grand Bivouac à Alberville (avec Guillaume Leblanc, Fabienne Bruyère)

Article paru dans le petit Bulletin du 25 Avril 2017

Le plaidoyer pour l’humanité de Maryvonne Arnaud

Comment aborder la crise migratoire avec justesse ? La photographe grenobloise Maryvonne Arnaud prend le problème à bras le corps pour un “Mauvais temps” qui se décline aussi en installation et en vidéo, avec une justesse renversante. Une exposition forte à découvrir à la Bibliothèque centre-ville de Grenoble.
LE VENDREDI 21 AVRIL 2017 PAR CHARLINE CORUBOLO

Le plaidoyer pour l’humanité de Maryvonne Arnaud

Crédit Photo : Charline Corubolo

Mauvais temps

Installation de Maryvonne Arnaud
Bibliothèque Centre Ville 10 rue de la République Grenoble

Jusqu’au 6 mai 2017

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Dire que l’ère est viciée, que l’air du temps est mauvais est un euphémisme en ce début de XXIe siècle. Entre les discours excluants et les images venant du terrain, il est difficile de trouver le recul adéquat pour aborder la crise migratoire actuelle. Mais leMauvais temps de Maryvonne Arnaud, qui se déploie actuellement à la Bibliothèque centre-ville, le fait avec authenticité et pudeur. Photographies, installation et vidéo agissent de manière percutante sur la conscience, notamment grâce à la finesse de la scénographie.

Suite à de multiples voyages à Athènes, Idoméni mais aussi sur les îles de Lesbos et de Chios où arrivent par vagues des migrants de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak ou encore d’Iran, l’artiste grenobloise a composé un carnet de mer visuel où le renversement d’échelle met le spectateur face à ses responsabilités, où le manque de recul pousse à la réflexion, où les gilets de sauvetage échoués sur les plages remplacent les corps.

Des scènes fortes desquelles émerge l’espoir sur un visage souriant à travers la grisaille, malgré les mots de l’auteur italien Erri De Luca mis en voix sur les images de la photographe « Ils séparent les morts des vivants, voici la récolte de la mer. » Et voici le plaidoyer photographique de Maryvonne Arnaud pour l’humanité, pour l’éveil de nos consciences.

Mauvais temps
À la Bibliothèque du centre-ville jusqu’au samedi 6 mai