Juil 18, 2026 | local contemporain fr, RECHERCHE / PUBLICATIONS
Le musée de Grenoble accueille et organise avec le LABORATOIRE associé à la Chaire « Humanités en santé » du CHU, et à l’unité de recherche Cresson_AAU (CNRS, ENSAG-UGA) un nouveau cycle de conversations autour de la place des morts dans le monde des vivants, conversations associant des artistes d’aujourd’hui – dont l’œuvre réinterprète notre condition mortelle, des soignants et des praticiens – confrontés quotidiennement à la mort et à son accompagnement, des anthropologues, philosophes, biologistes… et le public.
Il peut sembler paradoxal de parler de nouveaux imaginaires de la mort, celle-ci obsédant l’humanité depuis toujours. Pourtant, si les termes de l’énigme demeurent inchangés, certains indices témoignent combien nos représentations et nos gestes évoluent, portés par une compréhension plus fine des mécanismes du vivant autant que par l’accélération planétaire des mutations sociales et des désordres écosystémiques – ainsi de mémorial dédié au disparu sur les réseaux sociaux, de stèles précaires bricolées au bord des routes, de rituels portés par d’autres cultures ou de l’adoption de gestes affranchis de toutes traditions établies…
Comment traduire et partager ces imaginaires dans l’espace public ? Les présences disparues forment notre matrice, notre terreau nourricier, cet humus dont l’étymologie est commune aux mots humilité et humanité. Aucune civilisation n’existerait sans cette porosité des imaginaires déposés d’une génération aux suivantes. C’est pourquoi nous débattrons avec des auteur(e)s et artistes élaborant des formes ou des récits nouveaux :
- Pascal Convert, Artiste plasticien, écrivain, cinéaste
- Aurélia Zahedi, Artiste plasticienne,
- Sophie Zenon, Artiste plasticienne, historienne et sociologue
- Eliane Umuhire, Artiste
- Jérémy Damian, Danseur, anthropologue
- Laurence Loutre Barbier, Photographe, éditrice chez Fage éditions, responsable des pompes funèbres alternatives Noir Clair.
- Anne Lasseur, Historienne de l’art, responsable du musée archéologique Saint-Laurent, Grenoble
- Anne Carol, Historienne de la médecine, du corps et de la mort
- Martin Julier-Costes, Socioanthropologue
- Cherry Schrecker, Sociologue
- Serena Bindi, Anthropologue
- Marc Higgin, Anthropologue
- Hélène Chaudeau, Consultante funéraire indépendante
- Heddi Bouti, Médecin gérontologue
- Daniel Bougnoux, Philosophe
- François Galichet, Philosophe
- Abdel Ouacheria, Biologiste et philosophe,
Les modératrices et modérateurs :
- Julia Champey, Médecin anesthésiste réanimateur, responsable de l’antenne grenobloise de la chaire Humanités en santé
- Pascaline Thiollière, chercheuse sur la spatialité de la mort et du deuil, au Cresson
- Pauline Bouchet, Maîtresse de conférences à l’UGA de Grenoble, co-responsable de la Chaire Humanités en santé
- Philippe Mouillon, Artiste plasticien, commissaire d’exposition, à l’initiative de memento vivere
Depuis l’automne 2025, deux premières œuvres contemporaines ont été produites dans le cadre de memento vivere et sont visibles au cimetière du Petit-Sablon à La Tronche, à proximité du carré commun. Les artistes associé(e)s à cette édition de novembre 2026 seront invité(e)s à en concevoir de nouvelles.
memento vivere est un cycle produit avec le musée de Grenoble, les soutiens de la ville de Grenoble, du Département de l’Isère, de l’UGA, du LabEx Architectures et du Cresson
Jan 18, 2024 | Laboratoire fr
Memento vivere est une initiative originale qui associe la création contemporaine et la recherche en sciences sociales afin de créer des œuvres contemporaines dans les cimetières, capter l’attention publique puis la remettre en débat. Car les cimetières constituent d’étranges espaces publics, à la fois délaissés et intouchables. Ce sont des lieux communs – car nous avons évidemment la mort et les morts en commun, et pourtant des lieux devenus impensés ou qui semblent échapper à notre attention collective. Si la présence des disparus concernent chaque individu dans son intimité, elles demeurent largement enfouies ou évitées dans la parole publique et la mise en débat.
Il serait utile pourtant de revisiter publiquement combien les morts nous socialisent et nous humanisent, combien nous menons toujours notre vie, accompagné par leurs mots, leurs symboles et leurs outils. Ils forment cet humus dont l’étymologie est commune aux mots – humain, humanité et humilité – c’est à dire notre terreau nourricier, notre matrice. Aucune civilisation n’existerait sans cette transmission. Notre société se prive de l’épaisseur temporelle des urbanités passées, incapable de les percevoir sous un autre angle que celui d’un patrimoine matériel éteint. Ni matière inerte manipulable sans scrupule, ni relique intouchable, cette présence des humanités éteintes est une ressource sédimentée que nous proposons de remobiliser afin de bâtir une assise sociale nouvelle, une urbanité, c’est à dire une capacité à nous relier les uns aux autres et à faire société.
Rien de nécrophile dans cette initiative mais, à l’heure de l’anthropocène et de l’effondrement des équilibres écosystémiques, la volonté de resituer notre juste place dans le temps long de l’humanisation et les grands cycles du vivant.
- Deux oeuvres contemporaines sont à découvrir depuis novembre 2025 au cimetière du Petit-Sablon à La Tronche :
- Les Présences de Philippe Mouillon
Des portraits photographiques reproduits sur porcelaine sont présents dans de nombreux cimetières, où ils témoignent de l’ordre social et familial d’autres époques, de convenances, de passions, de croyances et d’interdits refoulés, oubliés ou toujours actifs. On feuillette ainsi tout un écosystème social, un mille-feuille de présences éteintes qui évidemment nous affectent. Car malgré les alignements, une ordonnance d’apparence immuable, les cimetières sont des lieux de désordres, désordre affectif bien sûr, mais déroute plus abyssale encore devant l’évidence de notre insignifiance. À l’oeuvre partout et pour tous, nantis ou indigents, l’irrésistible dissolution silencieuse de ce qui fut une vie dans l’impalpable. En quelques décennies, ces portraits deviennent si érodés par les cycles d’intempéries et la puissance corrosive des rayons solaires qu’ils en deviennent illisibles. Ils semblent gommés par l’excès de lumière ou rongés par l’humidité et les micro-organismes. La texture chimique se décompose en une colorisation exténuée, parfois absurde ou extravagante. Les individualités se dissolvent ainsi et s’effacent lentement, ce qui est d’autant plus troublant que la photographie atteste évidemment que cette existence fut pourtant vécue, avec son quotidien ordinaire de joies et de peines, ses passions et ses drames. Mais en se dissolvant, ces images ne conservent plus la trace d’une existence singulière mais témoignent pourtant d’une présence. Elles suggèrent parfois, dans le choix de la pose, du port de tête ou de l’attitude du corps, la fugacité des normes sociales au fil des époques, dans une sorte de catalogue volatil des modes de vivre. Des centaines de portraits sont recomposés et assemblées ici côte à côte, au voisinage des deux carrés communs du cimetière du Petit-Sablon, auprès des anonymes, des indigents, des sans-familles-connues et des personnalités irréductibles qui firent le choix d’être inhumés ici par pure conviction, défiant ainsi l’ordre social pour l’éternité. Comme un livre de porcelaine où chaque page affirme la présence singulière d’une absence. Ces traces informes d’identité parviennent à cristalliser des temps sous-jacents, à nous détacher du continuum de la vie quotidienne pour évoquer un présent plus profond où survivent des présences. Des sensibilités infinies traversent ces images, minimalistes ou baroques, nostalgiques ou drôles. L’humus de l’humanité en quelque sorte, dans son divers.
- La Moire de Mathilde et Nicolas Beguin
C’est une masse noire et mate, comme un puits opaque qui absorbe la lumière sans la restituer. Mais là où un puits désigne un trou profond creusé dans le sol pour accéder à une nappe d’eau souterraine, celui-ci est d’une autre nature. Il nous invite à plonger le regard dans une masse d’un noir mat et pourtant lumineux constituée de bois calcinés ordonnés selon une granulométrie méticuleuse se déclinant de quelques millimètres à une douzaine de centimètres. Cet ordonnancement de charbon de bois intrigue. Il ne semble pas produit par une activité profane mais pour suspendre le temps, le piéger, nous inviter à entrer dans un présent constitué d’autres temps accumulés ici. Il semble se poursuivre sous terre, dans une accumulation de strates où chaque couche serait l’indice d’une occupation humaine de plus en plus enfouie. Ce cercle de charbon semble comme une relique des temps lointains de l’humanité, un rappel des premiers feux résistants à la pénombre de la nuit pour laisser au petit matin quelques fragments de bois carbonisé et la seule empreinte circulaire des cendres du foyer. Feux, cendres et charbons de bois, ces fondamentaux de survie des sociétés humaines autour desquels les imaginaires se sont organisés en récit pour faire face à l’impensable. Car la nuit de la vie demeure toujours aussi énigmatique pour les modernes que pour les Néandertaliens et ce cercle de charbon de bois appelle instinctivement le silence et respect. À proximité, à l’ombre d’un cyprès, une forme elle aussi circulaire est coiffée d’un cercle d’acier inoxydable reflétant la clarté du ciel. Une spiritualité discrète émane de cet ensemble, produisant une résonance mystérieuse en soi, comme une conscience plus aiguë des strates qui composent couche après couche une civilisation.

- Puis un cycle de rencontre se déroule au musée de Grenoble le samedi 8 novembre 2025 de 11H à 17H :
Le LABORATOIRE et le musée de Grenoble proposent un cycle de conversations samedi 8 novembre autour de la place des morts dans le monde des vivants, conversations associant tour à tour des auteur(e)s et des artistes – dont l’œuvre interroge notre condition mortelle, des praticiens – confrontés quotidiennement à la mort ou à son accompagnement, et le public :
- Julia Champey, médecin anesthésiste réanimatrice, responsable de l’antenne grenobloise de la chaire Humanités médicales du GHU psychiatrie – neurosciences / Sorbonne dirigée par Cynthia Fleury
- Rachid Koraichi, plasticien, auteur de Jardin d’Afrique à Zarzis en Tunisie, un cimetière destiné à accueillir les corps anonymes de migrants morts en mer
- Pierre Reboul, écrivain, auteur de Haiku du seuil de la mort et de Petites chroniques d’un carré commun, membre du collectif Morts de rue et personnes isolées de Grenoble pour accompagner les obsèques en Carré commun des SDF et désaffiliés
- Jehanne Roul, maître de conférences en histoire médiévale à l’UCO d’Angers. Ses recherches consacrées aux êtres et à leurs restes, portent sur les reliques, sur la mort sur le champ de bataille et la porosité entre les vivants et les morts à l’époque carolingienne.
- Raphaëlle Guidée, professeure de littérature comparée à l’Université Paris 8, travaille sur le deuil, la mémoire et les violences de masse, auteure de La Ville d’après. Detroit, une enquête narrative et de L’Apocalypse, une imagination politique
- Daniel Bougnoux, philosophe, mène actuellement une réflexion sur les formes de vie
- Pascaline Thiolliere, architecte, chercheure sur les espaces de coexistence avec les morts et la spatialité du deuil, au laboratoire Cresson, ENSA Grenoble-UGA
- Jacques Grison, photographe, auteur d’une recherche de longue durée sur les paysages des champs de bataille de Verdun
- Arnaud Petit, interprète, compositeur et chef d’orchestre, auteur d’opéras, d’oratorios et d’œuvres mêlant musique et récit dont Memories autour de la présence des disparus
- Mathilde Béguin, architecte plasticienne et Nicolas Béguin, ébéniste designer, auteur(e)s de La Moire
- Philippe Mouillon, plasticien, à l’initiative de Memento vivere, auteur notamment de Légende(s) composé avec Maryvonne Arnaud dans Sarajevo assiégée
Le musée de Grenoble renoue ainsi avec une longue tradition de l’histoire de l’art, dont ses collections témoignent, depuis les antiquités égyptiennes jusqu’à nos jours.
Avec les soutiens du ministère de la culture (Drac Auvergne Rhône-Alpes), de la région Auvergne Rhône-Alpes – dans le cadre des appels à projets Mémoires du XXI siècle, du Département de l’Isère, de la Ville de La Tronche, de la ville et du musée de Grenoble.
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Fév 16, 2013 | Laboratoire fr
Atelier-Monde tente d’initier un processus d’interrogation en interface avec le public, comme une boucle qui interroge, comme un dispositif d’incubation destiné à refonder la vie de la cité. Ce va et vient entre l’expérience quotidienne et concrète de tout à chacun – ici localisé, et les expériences d’une multitude d’auteurs – disséminés dans le monde, renouvellent l’espace public en l’arrachant aux pesanteurs héritées de l’habitude pour déplier d’autres cohérences.
Le cercle des auteurs associés dès l’origine à l’initiative atelier-monde : les artistes Maryvonne Arnaud et Philippe Mouillon, les sociologues Yves Chalas et Henry Torgue, les philosophes Daniel Bougnoux et Yves Citton, ont affirmé clairement ce postulat en invitant des auteurs vivants en Rhône-Alpes comme Jean-Pierre Chambon, Olivier Frérot, Luc Gwiazdzinski, Bernard Fort, Xavier Garcia, et en les confrontant à d’autres, disséminés dans le monde, comme Bruno Latour, Stefano Boeri, Janek Sowa, François Ascher, Abdelwahab Meddeb, Osamu Nishitani, Patrick Chamoiseau, Bernard Stiegler, Augustin Berque, Thanh Nghiem, Alaa El Aswany, Shumona Sinha…
Atelier-Monde place les représentations esthétiques au cœur du dispositif d’échange. Chaque atelier s’ouvre et s’appuie sur des images, des films, des fragments sonores, autant d’indices du monde qui provoquent et stimulent la réflexion, mais qui permettent aussi et surtout de préserver un échange intellectuel accessible au citoyen ordinaire, car plus intuitif et ouvert sur l’expérience intime.
Cette collecte mondiale de doutes est une tentative de rendre visibles les impensés de l’époque, les fragilités des représentations et des interprétations dominantes d’un réel qui s’échappe, qui n’est jamais là où on le cherche, ou sous la forme attendue.



Fév 28, 2012 | editions fr, local contemporain fr, RECHERCHE / PUBLICATIONS

local.contemporain 04 / 80 pages / éditions le bec en l’air
Textes de Bruno Latour, Yves Citton, Janek Sowa, Stefano Boeri, Lionel Manga, Henry Torgue, Daniel Bougnoux, Philippe Mouillon
Images de Maryvonne Arnaud.
Chroniques sonores de Laurent Grappe




Nous n’avons pas réellement la géographie mentale qui correspond au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui… C’est de ce constat du philosophe Bruno Latour échangé lors de notre première rencontre qu’est né le désir de rendre visibles les mécanismes d’interprétations et de représentations d’un réel qui s’échappe. Cette fragilité des mécanismes de représentation du monde, paradoxe d’une société si gourmande d’images et d’informations, nous avons choisi de l’éprouver en abordant les précarités contemporaines.
Au-delà de l’évidente et douloureuse fragilité sociale, le précaire s’impose en effet aujourd’hui comme l’une des grandes polarités de l’imaginaire social européen en reformulation. Lorsque dans un sondage effectué en France en décembre 2007 plus de 50 % des habitants citent la précarité comme une de leurs angoisses principales, il nous semble en effet que ce qui est craint excède la seule paupérisation.
Pour être en mesure d’habiter le monde, d’agir sur le monde, il est nécessaire de comprendre les mécanismes de production de cette peur contemporaine. C’est à ce travail de (re)composition esthétique du social que sont invités ici artistes et philosophes disséminés en Europe.
Gdansk, Varsovie, Cologne, Milan, Palerme, Paris, Lyon et Grenoble sont les ancrages territoriaux de cette première étape.
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Fév 28, 2012 | editions fr, local contemporain fr

local.contemporain 03 / 100 pages
éditions le bec en l’air
Textes de François Ascher, Pierre Sansot, Suzel Balez, Dominique Schnapper, Natacha de Pontcharra, Stefano Boeri, Daniel Bougnoux, Yves Citton, Philippe Mouillon, André Gery, Yves Chalas, Lionel Manga.
Images de Aneta Grzeszykowska & Jan Smaga, Maryvonne Arnaud, Vincent Costarella, ….
L’invisible est aux usages urbains contemporains ce que la masse manquante est à la géophysique de l’univers : sans l’intégrer dans la réflexion, rien ne se passe comme on l’aurait voulu ou comme on l’aurait cru parce qu’une multiplicité d’artefacts interagit de façon foisonnante. Cette déroute n’entame guère pourtant la détermination quotidienne à ne pas les penser ou les prendre en considération. Négligés, impensés, illisibles, dérangeants, ils sont si diversifiés et si fluides qu’entre transparence et opacité, le recensement des formes et usages invisibles de notre réalité urbaine se dérobe devant une surabondance indisciplinée ! Aussi cette quête nécessite-t-elle de la patience, de l’humour, de la modestie, des protocoles nouveaux et des outils hybrides, artistiques, intuitifs, autant que scientifiques, bref une approche indisciplinaire.
Chaque époque abandonne dans l’invisible des pans différents du réel : la Rome antique se méfiait des cimetières, les reléguant à la périphérie des villes alors que le Moyen Âge en fit le cœur symbolique de la cité des vivants. Mais aujourd’hui le reality-show s’arrête aux portes des abattoirs, des salles de soins palliatifs de longue durée, ou des hospices, mais avec aplomb prétend pourtant à la transparence généralisée du réel, depuis nos alcôves jusqu’aux sièges mondiaux des plus puissants. Les vitres de cette société transparente restent pourtant obstinément lavées par des hommes de l’ombre qui ne survivent que grâce à la discrétion de solidarités immémoriales. Pour ces réseaux d’entraide de clans et de diasporas, édifices fragiles des grands précaires, doit-on comme Edouard Glissant revendiquer un droit à l’opacité ? Ou prendre en considération et faire revenir dans le processus de socialisation ces latéralités bien réelles mais reléguées dans l’invisible ? Les sans domicile fixe, les malades incurables, les clandestins, ou les très vieux pourraient avoir une fonction d’experts à l’égard des potentialités dramatiques qui nous guettent ! Ce qu’ils furent d’ailleurs à l’époque où l’élite était composée d’ermites volontairement insolvables. Les insolvables d’aujourd’hui sont au cœur d’un processus conflictuel bornant le visible et l’invisible dans l’espace public des métropoles. Ce bornage est-il négligeable ? Nous avons choisi de l’exposer ici car la dynamique discrète des invisibles demeure nécessaire pour rééquilibrer la masse manquante de notre vie quotidienne.

image de Aneta Grzeszykowska & Jan Smaga